Tous les sportifs, amateurs comme professionnels, ont tendance à travailler sur le physique et la technique. Le muscle le plus important du corps est souvent oublié. Celui qui meut le corps, celui qui enregistre et se conditionne pour réaliser le meilleur mouvement au meilleur moment est mis de côté lors de l'entraînement – le cerveau n'est pas un muscle ordinaire et il est réputé pour se contenter du minimum. Mais entraîner son cerveau, c'est aussi travailler sur son mental, sur sa volonté et sa mémoire ! Et tout cela, c'est bénéfique pour progresser et améliorer ses performances sportives. Autant pour faire travailler un muscle, on soulève un poids, on travaille la souplesse et l'endurance, mais pour le cerveau, c'est plus complexe. Muscler son cerveau ne signifie pas devenir plus intelligent, mais plutôt optimiser ses performances. On vous donne quelques pistes pour avoir un cerveau en béton.

Sudoku, échecs, dames et backgammon

Le Sudoku est parfait pour le bus avant d'aller à son match. Il permet de travailler sa concentration, sa capacité de calcul et la projection à court terme. On retrouve les mêmes avantages dans les jeux de plateau comme les dames et le Backgammon. Les Échecs restent un "must" et c'est l'activité préférée des musclés du cerveau. Étrangement, on peut trouver de nombreux liens entre une partie d'Échecs et une rencontre sportive. Il y a déjà la connaissance du jeu et des règles qui ne sont pas complexes. Il faut connaître la stratégie un tant soit peu et beaucoup s'entraîner pour devenir un bon joueur. Le cerveau va devoir apprendre à gérer son jeu, mais aussi celui de son adversaire. Il doit comprendre ce que va faire l'adversaire tout en gardant à l'esprit sa propre stratégie. Il faut savoir s'adapter, anticiper et parfois créer. La capacité de concentration est poussée dans ses limites et il faut une grande capacité d'endurance cérébrale pour tenir sur plusieurs heures.

Les jeux spéciaux pour entraîner le cerveau

C'est la grande tendance. Entre le jeu du professeur japonais sur les consoles portables, "Peak", "Skillz" ou "Cérébrale Académie", les éditeurs de jeu ont trouvé le bon filon. Le Global Council on Brain Health a publié une étude sur ce type de jeux et les conclusions ne sont pas avantageuses. Le GCBH démontre même leur inefficacité. Ces jeux ne font qu'entraîner le cerveau aux exercices qu'ils proposent, mais pas plus. Pour le GCBH, c'est même le contraire qu'il faut faire. Il faut offrir de la diversité et de la nouveauté pour stimuler le cerveau comme par exemple le font les jeux de table qui demandent de la réflexion – poker, blackjack, baccara…

Les jeux de casino

C'est peut-être l'odeur de souffre autour des casinos, mais on en parle rarement des jeux de table qui mettent pourtant en exergue le cerveau. Autant dire qu'autour d'une table où on peut jouer de l'argent, sans même parler de sommes folles, le cerveau devient le muscle prépondérant. La bonne nouvelle, c'est qu'il n'est plus indispensable de se rendre à Vegas ou dans un casino de la Cote d'Azur, car aujourd'hui, les casinos sont quasi tous en ligne et on on y joue partout, sur smartphone. Le poker en ligne est un jeu particulièrement stimulant. Il demande une grande concentration, une forte appétence pour les statistiques, une capacité à anticiper les coups des adversaires, à rationaliser les mises, du sang-froid… Ce simple jeu de cartes permet un excellent entraînement du cerveau. Dans les casinos en ligne, on trouve aussi le blackjack et le baccarat eux aussi reconnus pour faire travailler les méninges ! Le site spécialisé JouerEnLigneFr.com consacre un article aux bienfaits du jeu sur le corps et l'esprit.

poker muscler cerveau

Le classique: les jeux de lettres

C'est vrai que c'est moins cool que de jouer sur sa console, mais les mots-croisés, les mots fléchés ou le Scrabble, permettent un vrai entraînement du cerveau. En faisant travailler la logique, en cherchant à relier les mots à des définitions le cerveau va créer des liens et de nouveaux réseaux de neurones. Les chercheurs ont établi que ces jeux pouvaient ralentir le vieillissement des maladies du cerveau comme la démence sénile, Parkinson ou Alzheimer. L'avantage de ces jeux, c'est qu'ils sont simples et qu'on peut changer de niveau quand ils deviennent trop faciles.

Le plus important pour travailler le muscle cérébral, c'est de diversifier les activités. Le cerveau a besoin d'être stimulé, mais il s'ennuie vite. On peut ajouter à cet entrainement cérébral un peu de méditation et de yoga, une nutrition végétalienne et un sommeil de qualité pour s'assurer d'avoir un esprit sain dans un corps sain. Aujourd'hui encore, on sait que le monde du sport a encore du mal à accepter les coachs mentaux, que souvent les sportifs un peu « intello » sont marginalisés. Pourtant, les sportifs des disciplines individuelles font de plus en plus appel à ces coachs. Alors quand on s'entraîne, on n'oublie plus le muscle le plus important du corps humain!

 

Quand on pense au sport et qu'on le pratique, on va penser au corps. Le corps sera au cœur des entraînements et la répétition des mouvements va permettre d'acquérir les techniques propres à chaque sport. Tant que l'on reste dans le monde des amateurs, la question du mental reste une réalité fantasmée et souvent réduite à une philosophie de vestiaire dégoulinante de testostérone. Dans le monde des semi-pros, des professionnels ou des sportifs de l'extrême, la préparation mentale est prise très au sérieux. On remarque que dans certains sports collectifs, cette préparation reste très personnelle. Les joueurs ont discrètement recours à un préparateur mental sur leur temps libre et la discrétion reste la règle d'or. Dans ces milieux, un préparateur mental est synonyme de fragilité et pour garder sa place dans le vestiaire, il faut être fort… La philosophie de la testostérone, on vous dit!

C'est quoi un préparateur mental?

Un préparateur mental va aider un sportif à dénouer les liens et à briser des limites. Il va travailler profondément sur la psychologie et la personnalité d'un joueur pour le faire avancer en tant qu'homme et sportif. Le mental d'un sportif, c'est 80% de la performance. La détermination, l'abnégation, la résistance à la souffrance, la simple envie de s'entraîner inlassablement… Tout cela se passe dans la tête. Un préparateur mental est avant tout un fin psychologue. On voit par exemple dans le tennis, des joueurs devenir entraîneur, mais peu ont la capacité d'être un coach mental. Des études poussées en psychologies sont requises et une spécialité dans le sport est nécessaire. On voit aussi des cas atypiques avec un coach mental qui a suivi un athlète dès son plus jeune âge et qui va grandir avec lui pour parvenir au sommet. Il y a dans ce métier quelque chose d'immatériel, que les diplômes, l'expérience, et même une carrière d'athlète de haut niveau ne peuvent remplacer, c'est la confiance presque absolue qui existe entre les deux. Il y a donc un feeling indispensable qui doit permettre au sportif de se livrer comme s'il le faisait dans le cabinet d'un psychologue. Au-delà du sportif, un athlète, aujourd'hui, doit gérer un business. Entre les sponsors, les médias, les réseaux sociaux, les fans, il est  facile de perdre la tête. On ne compte plus les jeunes prometteurs qui ont été éteints en plein vol, comme des Icares des temps modernes.

préparateur mental

Quels sont les outils d'un préparateur mental?

C'est souvent là que le doute vient perturber le choix des sportifs. Entre l'ego démesuré qui pense avoir besoin de personne, la peur de tomber sur un charlatan ou un profiteur, les champions attendent des preuves concrètes. Le bouche-à-oreille est l'un des principaux canaux de recrutement dans ce métier. Le cv se forme dans le monde semi-pro et finalement, comme les athlètes, leur notoriété va se faire jusqu'à entrer dans le cercle privé d'un champion de classe mondiale. On vous garantit que Federer ou Hamilton n'ont pas recruté leur coach mental sur cv ou à Pôle emploi!

Le gros travail d'un préparateur mental est de travailler sur la concentration. L'approche ludique est plébiscitée. Neymar, le joueur du Paris Saint-Germain, est un excellent joueur de poker. C'est son coach mental qui l'a initié quand il était encore à Santos. Les jeux d'argent en ligne permettent de travailler de nombreux aspects de la préparation mentale tout en permettant de ne pas surcharger le sportif en pression négative. Encore que certains joueurs prendraient la mauvaise habitude de traîner un peu tard sur les casinos en ligne pour y jouer au poker ou aux machines à sous. Là encore, c'est le coach mental qui doit reprendre en main le joueur pour le remotiver et le recentrer sur l'essentiel, c'est-à-dire sa performance. En parlant avec son joueur, il doit savoir déceler les fragilités, les non-dits, les cicatrices qui peuvent l’empêcher d'avancer et de progresser ? Il utilise toutes les techniques d'un psychologue pour ouvrir le cœur du champion qui a souvent du mal à admettre qu'il est un homme ou une femme comme les autres. C'est un vrai travail de dialogue et d'analyse. Il peut prendre du temps. Parfois, le courant ne passera pas. Il ne faut pas insister et changer d'histoire. On entend régulièrement des sportifs expliquer qu'ils changeront d'entraîneur mental, car ils ont besoin d'autre chose. Finalement, on retrouve les mêmes ressorts que dans un couple.

Pour l'instant, le rôle de coach mental n'est pas encore défini et si on trouve des formations, il n'y a pas de diplôme d'État. Les sportifs étant de plus en plus soumis à des pressions extra-sportives avec une hyper médiatisation qui peut faire d'un inconnu du grand public une star nationale après une course gagnée, on peut penser que ce métier va s'installer durablement dans le sport professionnel. On devrait les voir de plus en plus intervenir dans le sport collectif en étroite collaboration avec le staff et l'entraîneur.

La soudaineté de la crise sanitaire a surpris tout le monde, y compris le monde sportif et aussi bien les champions que les sportifs du dimanche. « C’est lorsque l’on en est privé que l’on se rend compte de l’importance d’une chose » pourrait être l’expression qui définirait le mieux la situation.

Le sport au point mort?

Alors que le sport est un secteur très impacté par la crise sanitaire, la majorité des sportifs interrogés dans le cadre de l’enquête “Agir pour le sport amateur” se disent plus touchés par l’actuelle mise à mal du lien social que subit de plein fouet la pratique sportive que par la mise en veille proprement dite des compétitions.

D’ailleurs, 79,1% des pratiquants de sport souffrent psychologiquement de ce manque d’activité physique engendré par la fermeture des salles de sport, mais aussi des clubs sportifs pendant les périodes de confinement ou même de couvre-feu. Rappelons que seulement 22,2% des structures ont pu reprendre totalement leur activité après le 11 mai! 77,8% l’ont reprise partiellement, selon le sondage de l’Organisation sportive CoSMos.

Se remettant à peine du premier confinement, le deuxième opus risque fort de provoquer des fermetures administratives voire définitives lorsque l’on constate des manques à gagner menaçant surtout les petites structures, les coachs et les animateurs sportifs! 53,4% de ces acteurs considèrent avoir perdu entre 10 à 30% de CA après le premier confinement. À plus ou moins long terme, ce manque économique pourrait transformer les pratiques et faire évoluer le sport vers de nouvelles alternatives.

Plan sport Covid: 2,8 milliards d’aides de l’État

Le 16 mars a sonné l’arrêt brutal des compétitions en même temps que tombait le couperet du confinement. Il a fallu s’adapter et digérer le fait que de grands événements n’auraient pas lieu, tels que l’Euro 2020 reporté en 2021, ou encore le Tournoi des Six nations de Rugby décalé fin octobre. Le football professionnel a pu mesurer une perte de 1,16 milliard d’euros. Le Ministère des Sports s’appuyant sur une étude du groupe BPCE (Banque Populaire Caisses d’Épargne) évaluait à 19 milliards d’euros les pertes pour l’ensemble du domaine sportif à l’issue du premier confinement si les compétitions sportives ne reprenaient pas du service, soit 25% du CA habituel.

Pour parer au plus pressé, l’État a mis en place le prêt garanti d’État, et la Fédération française de football des dispositifs d’aide comme le fonds de solidarité exceptionnel de 30 millions d’euros débloqué en juin.

Malgré tout, les pertes sont considérables, et les opérateurs de paris en ligne ont dû essuyer les pots cassés en perdant près de 90% de chiffre d’affaires, comme le souligne l’Afjel (Association française des jeux en ligne). Les parieurs se sont rabattus dans la foulée vers les sites de poker et de loteries en ligne alors qu’en temps normal, le football cristallisait au moins 50% des intentions de mises!

Quelques compétitions ont fait de la résistance, comme les compétitions de football australien, pour rapidement finir par s’aligner devant la nécessitévitale d’endiguer l’épidémie de Covid-19. On se souvient de la polémique sur le match de Ligue des champions OL-Juventus Turin du 26 février qui aurait contribué à créer une soudaine augmentation de clusters dans la région lyonnaise. Alors, comment continuer à vivre sa passion du sport dans un contexte a priori gelé?

cosmos sport

Une tête saine dans un corps sain

Quant aux salles de sport et au sport amateur, des protocoles sanitaires stricts ont pu limiter la casse. Mais il a fallu faire des distinctions entre les sports de groupe et individuels. Et on a pu voir que la frontière entre risque majeur et modéré est ténue, puisque ce qui favorise les contaminations peut tout aussi bien résider dans les «à-côtés»: douches, espace mal aéré, covoiturage. À l’inverse, les sports d’extérieurs comme le canoë-kayak, le ski ou encore le tennis ont été plébiscités en raison des contacts au corps-à-corps limités. Une pratique sportive en plein air semblerait une bonne solution pour garder un corps sain et une tête libre!

Les raccourcis opérés par l’effet de loupe médiatique concernant par exemple les clusters nés au sein de l’équipe de football du Paris-Saint-Germain n’ont rien à voir avec la réalité. En effet, le virus a été contracté lors de vacances impromptues à Ibiza et non lors d’un échange en vestiaire ou sur le terrain.

Ainsi la présence de clusters émergeant de préférence dans les milieux sportifs est peu concluante selon des études académiques sur le sujet, comme celles menées par l’Angleterre (UKActive) et l’Espagne (Vivagym Group) qui démontrent que le taux de contamination dans les clubs de sport est inférieur à 0,5 pour 100.000 visites. Ce qui constitue un moindre mal en temps de privation de loisirs sportifs!

 

La crise, oui, mais après?

Néanmoins le sport en salle ou en groupe comme les arts martiaux est réellement pénalisé. Et à cette occasion, on peut observer certaines disparités dans le traitement réservé à certains types de sport plutôt que d’autres. D’où la création fin octobre du slogan «Touche pas à ma salle». En effet, l’accumulation de fermetures qui s’allongent dans le temps commence à faire monter la colère chez des gérants au bord de la faillite. Alors que la profession peinait déjà à se relever après des périodes de vaches maigres, on assiste à un réel ras-le-bol, sentiment partagé par les patrons de bar et les intermittents du spectacle.

Mais le Premier Ministre a été formel: pour lui, les salles de sport sont des lieux à risque! Et c’est à contrecœur que les gymnases, les salles de sport ont dû fermer leur porte au 30 octobre, ne nous laissant que l’alternative du jogging comme activité physique autorisée!

Qu’à cela ne tienne, les plateformes numériques sportives en tout genre, notamment celles pour pratiquer le yoga, le sport antistress par excellence, ont pris un réel essor durant les deux confinements. C’est pourquoi on trouve une myriade de startups SportTech actuellement, et une multitude d’applications pour faire du fitness ou d’autres sports de salon selon ses affinités.

 

En espérant que 2021 voit refleurir les ouvertures des salles, les abonnements aux clubs et l’engouement sans limite du public. Pour le moment, signe d’espoir ou pas, à Wuhan au centre de la Chine, débarrassés du virus, les reprises des cours de sport et de danse battent à nouveau leur plein!